Les ordinateurs, les téléphones portables, les réseaux consomment de
l’électricité, utilisent de l’énergie et des matériaux dangereux et polluants pour leur fabrication.
Un ordinateur portable nécessite plus de ressources et d’énergie pour le fabriquer qu’un ordinateur de bureau, mais consomme moins d’électricité en fonctionnement. Les consommations
énergétiques dues au numérique explosent, d’autant que la vidéo est utilisée de plus en plus fréquemment, et le sera de plus en plus pour la vidéoconférence et toutes les e-Activités. Il
faut aussi des ressources rares et polluantes comme le cadmium ou le béryllium pour fabriquer un ordinateur. Pendant longtemps on a aussi utilisé du plomb, du mercure et aujourd’hui les
“poubelles numériques” en sont pleines.
Une priorité est donc de prolonger la durée de vie des outils (actuellement deux ans pour un ordinateur et moins de 18 mois pour un téléphone mobile). Les industriels et opérateurs font de
gros efforts sur l’éco-conception... Une part de la solution repose également sur le passage à une économie de la fonctionnalité – on loue ses équipements
au lieu de les posséder – et à la mutualisation des équipements les plus impactants sur l’environnement.
D’après une étude InsightExpress auprès d’environ 1200 dirigeants d’entreprises américaines et australiennes, trois obstacles majeurs s’opposent au développement du télétravail :
L’usage excessif de l’informatique peut générer des troubles psychiques, des addictions, mais aussi des problèmes physiques liés à l’absence d’activité sportive, à de mauvaises positions (chaînes musculaires, yeux...). La question des ondes électromagnétiques est loin d’être réglée, en regard de l’absence actuelle de certitude scientifique. Une éducation sur tous ces sujets dans une approche critique aurait toute sa place à l’école, d’autant que l’usage systématique des TIC change la relation à l’autre et à son propre corps...
Le secteur des TIC contribue à
environ 2% des émissions mondiales de gaz à effet de serre. C’est relativement peu en regard des 4 milliards d’utilisateurs de téléphones portables, de la création
d’emplois et de richesse qu’elles ont induites.
Le recours aux TIC contribue aussi à réduire les émissions de CO2 dans tous les secteurs, à une échelle globale de 1 kW investi pour 4 à 10 kW gagnés selon les
études récentes (Smart 2020– GeSI 2008, Commission Européenne, CGIETMEEDDAT- France 2009).